Intégrité et confidentialité : définition
Rédigé et vérifié par Sonia Di Pasqua, DPO sénior
Mis à jour le
En bref
L'intégrité et la confidentialité forment le principe de sécurité du RGPD : les données doivent être protégées contre l'accès non autorisé, la perte, la destruction ou l'altération, par des mesures techniques et organisationnelles appropriées.
Ce qu'il faut comprendre
La confidentialité garantit que seules les personnes habilitées accèdent aux données. L'intégrité garantit que les données ne sont ni modifiées ni détruites de façon accidentelle ou malveillante. On y ajoute souvent la disponibilité : pouvoir accéder aux données quand on en a besoin, par exemple grâce à des sauvegardes testées.
Le RGPD n'impose pas de liste de mesures. Il exige un niveau de sécurité adapté au risque, en tenant compte de l'état des connaissances, des coûts et de la sensibilité des données. Les mesures courantes sont connues : mots de passe robustes et authentification forte, gestion des habilitations, chiffrement des postes et des sauvegardes, mises à jour, journalisation, sensibilisation des équipes, clauses de confidentialité.
Erreur fréquente : réduire la sécurité à l'informatique. Un dossier papier laissé sur un bureau d'accueil, un mot de passe collé sous un clavier ou un fichier envoyé au mauvais destinataire sont des atteintes à la confidentialité. Un manquement à ce principe peut constituer une violation de données à notifier à la CNIL.
Exemple concret
Une PME de comptabilité constate que tous les salariés accèdent au dossier partagé contenant les bulletins de paie des clients. Elle restreint l'accès aux seuls gestionnaires de paie, active l'authentification forte sur la messagerie, chiffre les ordinateurs portables et met en place une sauvegarde hors ligne vérifiée chaque mois.
Textes de référence
- RGPD, art. 5.1, f)
- RGPD, art. 32
Le texte intégral du règlement : où lire le RGPD et comment s'y repérer.

