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Sécurité & violations

Violation de données : définition

Rédigé et vérifié par Sonia Di Pasqua, DPO sénior

Mis à jour le

En bref

Une violation de données est un incident de sécurité qui entraîne, de façon accidentelle ou illicite, la destruction, la perte, l'altération, la divulgation ou l'accès non autorisé à des données personnelles.

Ce qu'il faut comprendre

Le RGPD retient une définition large. Une violation ne se limite pas au piratage : un ordinateur portable volé, un courriel envoyé au mauvais destinataire, un serveur détruit sans sauvegarde ou un fichier modifié par erreur sont aussi des violations. Le critère est l'atteinte à la confidentialité, à l'intégrité ou à la disponibilité des données personnelles.

Toute violation doit être consignée dans un registre interne des violations, même si elle reste sans conséquence. Si elle présente un risque pour les droits et libertés des personnes, elle doit être notifiée à la CNIL dans les 72 heures après en avoir pris connaissance. Si le risque est élevé, les personnes concernées doivent aussi être informées.

La violation se distingue de la simple faille de sécurité : une faille est une vulnérabilité, la violation est l'incident qui touche réellement des données. L'erreur fréquente consiste à ne rien documenter quand l'incident paraît mineur. Or le registre interne est obligatoire dans tous les cas et la CNIL peut le demander lors d'un contrôle.

Exemple concret

Dans un EHPAD, une aide-soignante transmet par erreur le planning de soins de dix résidents, avec leurs pathologies, à la famille d'un autre résident. Il s'agit d'une violation de confidentialité portant sur des données de santé. L'établissement consigne l'incident, demande la suppression du message, évalue le risque, notifie la CNIL sous 72 heures et informe les familles concernées.

Textes de référence

  • RGPD, art. 4, 12)
  • RGPD, art. 33
  • RGPD, art. 34

Le texte intégral du règlement : où lire le RGPD et comment s'y repérer.

Questions fréquentes

Oui, dès que le message contient des données personnelles et parvient à une personne qui n'aurait pas dû les recevoir. C'est une violation de confidentialité. Vous devez la consigner dans votre registre interne, évaluer le risque pour les personnes et, si ce risque existe, la notifier à la CNIL sous 72 heures.

Non. Seules les violations susceptibles d'engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes doivent être notifiées. En revanche, toutes les violations, y compris celles sans risque, doivent être inscrites dans le registre interne des violations, avec les faits, leurs effets et les mesures prises.

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