Journalisation : définition
Rédigé et vérifié par Sonia Di Pasqua, DPO sénior
Mis à jour le
En bref
La journalisation est l'enregistrement automatique des actions effectuées dans un système d'information : connexions, consultations, modifications ou suppressions de données. Elle permet de retracer qui a fait quoi, et quand.
Ce qu'il faut comprendre
Les journaux, aussi appelés « logs » ou traces, enregistrent l'identifiant de l'utilisateur, la date et l'heure, l'action réalisée et parfois les données concernées. Ils servent à détecter une intrusion, à comprendre l'origine d'une violation et à prouver qu'un accès était légitime. C'est une mesure de sécurité attendue, notamment pour les dossiers de santé ou les applications métier.
Les journaux contiennent eux-mêmes des données personnelles, celles des utilisateurs du système. Leur collecte doit donc respecter le RGPD : finalité de sécurité clairement définie, accès réservé à quelques personnes, durée de conservation limitée et information des salariés ou agents concernés. Les journaux doivent aussi être protégés contre la modification, faute de quoi ils perdent leur valeur de preuve en cas d'incident ou de litige.
La journalisation se distingue de la surveillance de l'activité des salariés : son but est la sécurité et la traçabilité, pas le contrôle de la productivité. L'erreur fréquente consiste à activer des journaux sans jamais les consulter, ou au contraire à les conserver indéfiniment. Des traces inexploitées ne protègent de rien.
Exemple concret
Dans un service de soins infirmiers à domicile, une famille se plaint qu'un ancien salarié aurait consulté le dossier de sa mère. Grâce à la journalisation du logiciel de soins, le responsable vérifie les accès au dossier sur la période. Il constate une consultation sans lien avec une intervention, retire l'accès et traite l'incident comme une violation.
Textes de référence
- RGPD, art. 32
- RGPD, art. 5, 1, f)
Le texte intégral du règlement : où lire le RGPD et comment s'y repérer.

